Novembre
Une petite promenade sur le web à la recherche des sensations de l'automne. Voici tout un "panier" fait de poèmes, citations, musiques, oeuvres que j'ai récoltées et que vous fais partager. La plupart des "fruits" récoltés datent, mais la beauté n'est jamais désuète et ces retrospectives restent d'actualité
Kuroda Seiki
Gustave Caillebotte - Rue de Paris, Temps de Pluie : en 1877, Huile sur toile 212.2x276.2cm, exposée à Chicago
Gustave Caillebotte : étude
Vincent Van Gogh - Jardin d'Automne
Camille Pissarro (1830 - 1903) Impressionniste - Paysage d'automne à Louveciennes (1871/1872) - Technique Huile Exposition Christie's Londres
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Camille Pissarro - Automne, Peupliers - Huile sur toile , Denver Art Museum
Archimboldo, Automne - Série "Quatre Saisons". C'est la 2ème version. L'Automne de 1563 étant perdu, cette version est la première restante.
Claude Monet - Peupliers au soleil - National Museum of Western Art (NMWA) - Tokyo
Paul Cezanne - L'automne
Poèmes du mois
LES FEUILLES MORTES
Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.C'est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie
Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
Comment veux-tu que je t'oublie?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
Toujours, toujours je l'entendrai!C'est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.Jacques Prévert
Yves Montand chante les Feuilles mortes sur une musique de Joseph Kosma
Yves Montand - Hélène Remy - Franco Interlenghi dans le film "Parigi è sempre Parigi" (1951) de Luciano Emmer -
Serge Gainsbourg chante "Les feuilles mortes"
Automne malade
Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergersPauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n'ont jamais aiméAux lisières lointaines
Les cerfs ont braméEt que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombants sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écouleAlcools
Les colchiques
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnentLe colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs au vent démentLe gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automneAlcools
L'adieu
J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous reverrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attendsAlcools
Guillaume APOLLINAIRE
Le son du cor s'afflige vers les bois
D'une douleur on veut croire orpheline
Qui vient mourir au bas de la colline
Parmi la bise errant en courts abois.L'âme du loup pleure dans cette voix
Qui monte avec le soleil qui décline
D'une agonie on veut croire câline
Et qui ravit et qui navre à la fois.Pour faire mieux cette plainte assoupie,
La neige tombe à longs traits de charpie
A travers le couchant sanguinolent,Et l'air a l'air d'être un soupir d'automne,
Tant il fait doux par ce soir monotone
Où se dorlote un paysage lent. -Paul VERLAINE
"Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon cœur d'une langueur monotone."
Paul Verlaine
Les quatre saisons de Vivaldi : l'automne
Citations
En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.
Khalil Gibran - Extrait de Le Sable et l'écume
L'automne est le printemps de l'hiver.
Henri de Toulouse-Lautrec
L'automne est un deuxième ressort où chaque feuille est une fleur.
Albert CamusLes couleurs ardentes commencent leur conquête annuelle des collines, propulsée par les vents d'automne. La chute est l'artiste.
Takayuki Ikkaku
Une musique : un film
Louis Malle fait son entrée dans le cinéma avec un “exercice de style” passé au rang de classique, où la trompette de Miles Davis annonce une nouvelle génération de réalisateurs.
Julien Tavernier, ancien para, accomplit le crime parfait en supprimant le mari de sa maîtresse, marchand de canons. Mais, contraint de revenir sur les lieux, il est bloqué dans l’ascenseur par une panne de courant. Sa complice l’attend en vain au café, puis passe la nuit à chercher sa trace… Entre-temps, un jeune livreur lui fauche sa voiture pour épater sa petite amie, puis panique et tue deux touristes allemands.
Du silence à la trompette de Miles
En 1957, Louis Malle a 25 ans. Il a déjà obtenu la récompense suprême à Cannes pour Le monde du silence, coréalisé avec le commandant Cousteau. Cette fois, “le Prix Delluc" a vraiment été décerné à un débutant qui peut aller très loin”, écrit un journaliste. Il récompense un premier film que son réalisateur qualifia “d’exercice de style”. Sur la base d’un “polar” classique, c’est un hommage au cinéma américain, surtout à Hitchcock. Dans la scène de l’ascenseur, l’attention portée aux objets (le briquet, le paquet de cigarettes, le couteau…) évoque Robert Bresson – dont Louis Malle a été l’assistant sur Un condamné à mort s’est échappé. Dans le même temps, Ascenseur pour l’échafaud annonce une rupture avec la production de l’époque. Construction abstraite du récit fait de trois thèmes superposés, parti pris de ne jamais montrer les amants ensemble à l’écran (sauf en photo), utilisation d’un fond noir pour isoler les personnages dans la scène du commissariat : un style est en train de naître, elliptique, incisif, dépouillé, brûlant de l’intérieur. Louis Malle révèle aussi ses qualités de directeur d’acteurs avec Jeanne Moreau, émouvante, déambulant dans une ville scintillante de lumières, et Maurice Ronet, sobre, convaincant. Le long feulement de trompette improvisé par Miles Davis déchire le film de bout en bout.
Article publié sur :
http://www.arte.tv/fr/mouvement-de-cinema/louismalle/1010570.html
A quelques semaines du lancement des festivités du bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin (1810-1849), son étude "Tristesse" a été élue meilleure musique pianistique lors des "élections du piano" organisées par Radio Classique, a annoncé la chaîne lundi.
Cette "Etude en mi majeur op. 10 n°3", qui a inspiré à Serge Gainsbourg le duo avec sa fille Charlotte "Lemon Incest", devance la sonate "Clair de lune" de Beethoven (2e) et la "Mélodie hongroise" de Schubert (3e), selon le palmarès sans surprise dévoilé par la radio dans un communiqué.
"Plus de 30.000 votes", selon la chaîne, ont été enregistrés lors de ces "élections du piano" organisés durant dix semaines. Le public avait à choisir parmi "50 oeuvres incontournables", dont huit de Chopin, cinq de Beethoven, quatre de Schubert et trois de Brahms ou Schumann.
José Carreras chante "Tristesse" de Chopin
(Chopin/Francis Giacobetti)
È triste il mio cuor senza di te
Che sei lontana e più non pensi a me,
Dimmi perché
Fai soffrir quest’anima che t’ama
E ti vuole vicin
Sei tu la vision che ogni sera
Sognar fa il cuor che nell’amore spera,
ma è un’illusion
più da me non tornerai
forse un’altro bacerai
mentre triste vola la canzon
che canto a te
solamente a te
dolce sogno d’or
questo vuole il cour
triste senz’amor