Octobre 2010

22 septembre 2010 - 24 janvier 2011
Exposition Claude Monet
Les Galeries nationales du Grand Palais

Pendant plus de soixante ans, Claude Monet a peint sans relâche, élaborant une oeuvre qui incarne l'expression la plus pure de l'impressionnisme, pour constituer au début du XXe siècle un des fondements de l'art moderne. C'est l'ensemble de ce parcours riche et fécond que l'exposition des Galeries nationales réinterroge.
Cette exposition monographique est la plus importante manifestation dédiée à l'artiste depuis près de trente ans, lorsque s'était tenue aux Galeries nationales en 1980 une rétrospective en forme d'hommage. Depuis, les recherches sur l'artiste se sont multipliées et ont mis en lumière des aspects moins connus de son oeuvre.
Orchestrée selon des grands axes thématiques et chronologiques, l'exposition retrace la carrière de Monet, des débuts des années 1860 jusqu'aux ultimes tableaux liés au cycle des Nymphéas du musée de l'Orangerie.
Cette exposition est coproduite par la Réunion des musées nationaux et le musée d'Orsay.

Ouverture du vendredi au lundi de 9h à 22h, le mercredi de 10h à 22h, le jeudi de 10h à 20h, fermeture le mardi.
Dernier accès : 45 minutes avant la fermeture des Galeries, fermeture des salles à partir de 15 minutes avant la fermeture des Galeries.
Fermeture exceptionnelle à 18h les 24 et 31 décembre. Fermeture le 25 décembre.
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €

http://www.monet2010.com

http://www.lepoint.fr/culture/gerome-et-monet-l-impressionniste-et-le-pompier-22-09-2010-1239550_3.php

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/08/28/monet-gerome-et-le-cas-arman_1403886_3246.html


Claude Monet - "Peupliers longeant l'Epte, Automne"

Claude Monet 1873- Automne à Argenteuil -
Courtauld Institute Chicago

Claude Monet - Nature morte poires et raisins -

Sisley : Chemin de la Machine Louveciennes,1873

Van Gogh : Paysage d'automne à 4 arbres, 1885

Giuseppe de Nittis : Terra e mare

Giuseppe de Nittis : che freddo

Joseph Mallord William Turner (1775-1851) - *Approach to Venice* (1844)

George Inness (1825-1894)- *Lake Albano, Sunset* abt 1874

Francesco Guardi

Pablo Picasso : femme aux poires 1909

John Constable

Jean Beraud : La Bastille

Robert Doisneau

Robert Doisneau

Robert Doisneau

Robert Doisneau a photographié Jacques Prévert

 

Musique de Django Reinhardt

"La beauté échappe aux modes passagères"
Robert Doisneau

"Suggérer, c'est créer. Décrire, c'est détruire"
Robert Doisneau

André Kertesz

Bernard Plossu

Edith Gerin

Henri Cartier-Bresson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Automne

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un cœur que l’on brise

Oh ! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises

L'adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous reverrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918) Alcools

Chant d'automne

J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi tendre cœur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou sœur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! Laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

Le tremble est blanc

Le temps irrévocable a fui. L'heure s'achève.
Mais toi, quand tu reviens, et traverse mon rêve,
Tes bras sont plus frais que le jour qui se lève,
Tes yeux plus clairs.

A travers le passé ma mémoire t'embrasse.
Te voici. Tu descend en courant la terrasse
Odorante, et tes faibles pas s'embarrassent
Parmi les fleurs.

Par un après-midi de l'automne, au mirage
De ce tremble inconstant que varient les nuages,
Ah, verrai-je encor se farder ton visage
D'ombre et de soleil ?

Paul Jean TOULET, Contrerimes

Amour

Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux,
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !

Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi

Victor Hugo, Les feuilles d'automne, 1831


Colchiques dans les près

Paroles et Musique: Francine COCKENPOT

Colchiques dans les prés fleurissent fleurissent
Colchiques dans les prés
C’est la fin de l’été
Refrain
La feuille d’automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant
Châtaignes dans les bois
Se fendent se fendent
Châtaignes dans les bois
Se fendent sous les pas
Nuages dans le ciel s’étirent s’étirent
Nuages dans le ciel
S’étirent comme une aile
Et ce chant dans mon coeur murmure murmure
Et ce chant dans mon coeur
Appelle le bonheur



Citations - Extraits

"Si j'avais le temps je commencerai par redonner leur sens aux mots"
Confucius

"Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne
Colette

"Le mot n'est pas signe, mais noeud de significations"
Lacan

"Et c'est parfois dans un regard, dans un sourire que sont cachés les mots qu'on a jamais su dire"
Yves Duteil

"Ma ville est belle, ses habitants successifs ont laissé la trace, comment dire, de leurs intéressantes névroses : via San Francesco, le rite obsédant de la prière (telles des nefs d'Eglises, les arcades s'ornent de petites coupoles et d'absides) ; piazza della Frutta et piazza delle Erbe, la psychose de l'argent (banques, tribunal, marché, prisons, sur quelques mètres carrés). J'aime à me plonger avec ma névrose dans le fleuve millénaire des névroses d'autrui".
Ferdinando Camon, La maladie humaine

"Alors, bien en dehors de toutes ces préoccupations littéraires et ne s'y rattachant en rien, tout d'un coup un toit, un reflet de soleil sur une pierre, l'odeur d'un chemin me faisaient arrêter par un plaisir particulier qu'ils me donnaient, et aussi parce-qu'ils avaient l'air de cacher, au delà de ce que je voyais, quelque chose qu'ils invitaient à venir prendre et que malgré mes efforts je n'arrivais pas à découvrir. Comme je sentais que cela se trouvait en eux, je restais là immobile, à regarder, à respirer, à tâcher d'aller avec la pensée au delà de l'image ou de l'odeur"
Marcel Proust, Du côté de chez Swann

"Le comique étant intuition de l'absurde il me semble plus desespérant que le tragique. Le comique est tragique, et la tragédie de l'homme dérisoire"
Ionesco

"Par malheur, je n'avais jamais su couler ma vie dans un moule déterminé. Je ne m'étais jamais affirmé avec fermeté, d'une façon qui me fut personnelle et particulière, soit parce-que je n'avais jamais rencontré d'obstacle qui suscita en moi une volonté de résistance et d'affirmation devant les autres et moi-même ; soit à cause de cette disposition d'esprit qui me portait à sentir et à penser le contraire de ce que, peu auparavant, j'avais pensé et ressenti ; c'est-à-dire à analyser et a désagréger en moi toute formation mentale et sentimentale, par des réflexions incessantes et souvent contradictoires ; soit, enfin, à cause de ma nature encline à céder, à s'abandonner à la discrétion d'autrui, moins par faiblesse que par indifférence ou résignation anticipée aux ennuis qui pourraient en résulter pour moi.
Et voilà qu'il s'en produisait .....
Je ne me connaissais pas du tout, je n'avais pour moi aucune réalité propre, j'étais comme en état de continuelle fusion, presque liquide, malléable. les autres me connaissaient, chacun à sa manière, selon la réalité qu'ils m'avaient conférée, c'est-à-dire qu'ils voyaient en moi un Moscarda que je n'étais pas, n'étant moi-même, à proprement parler, personne pour moi : autant de Moscarda qu'ils étaient d'individus, tous plus réels que moi-même, qui n'avais, je le répète, aucune réalité.
Gengé, lui, en possédati une, pour ma femme Dida. Mais cela ne me consolait guère, parce-que je vous assure qu'il serait difficile d'imaginer créature plus stupide que le Gengé chéri de ma femme Dida".
Luigi Pirandello, Un, personne et cent mille


Madeleines Musicales

Pavane de Fauré

La pavane est une danse de cour lente du XVIe siècle, dansée près du sol par des couples disposés en cortège.

Son nom évoque la ville de Padoue dont elle serait originaire ou, selon d'autre sources, elle dériverait de l’espagnol pava qui signifie « paon ». Si la danse disparaît avec le XVIe siècle, la forme musicale subsiste jusque vers 1660.

La Pavane op. 50 en fa dièse mineur est une œuvre symphonique avec chœurs, écrite par Gabriel Fauré en 1887.

Elle inspira le passepied de la Suite bergamasque de Claude Debussy ainsi que la Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel, écrite alors que ce dernier était encore l'élève de Fauré au conservatoire de Paris.

C'est le leitmotiv du film Il Divo de Paolo Sorrentino, sur la vie de Giulio Andreotti.

La Pavane a été utilisée par les Parfums Cacharel (loulu) à des fins publicitaires. C'est ainsi que cet air est devenu célèbre.

 

Images : tableaux de Paul Cezanne

 

Lakmé de Léo Delibes

Lakmé est un opéra en trois actes de Léo Delibes, livret de Edmond Gondinet et Philippe Gille
Cette version de Flower duet est interprétée par Natalie Dessay et Delphine Haidan - Orchestre du Capitole de Toulouse dirigée par Michel Plasson

Cette musique a été largement utilisée par la publicité, ce qui l'a rendue célèbre

Gian Maria Testa
Lampo

Tu mi guardi così
ma la vita é un attimo
poi mi guardi così
si ma la vita é un attimo
e ci passa sui piedi e poi
tutto diventa un ricordo
un lampo negli occhi, la cerchi
e non la trovi più
E mi parli così
però la vita é subito
e poi mi parli così
ma la vita é subito
il tempo, soltanto il tempo
di una fotografia
il lampo che abbaglia negli occhi
e non ci vedi più

Ma se la vita é adesso
non farà lo stesso dirsi di no
se questa vita addosso
é tutto quel che posso
quello che ho

E mi guardi così
però la vita é un attimo
e poi mi parli così
ma la vita é subito
il lampo, soltanto il lampo
di una fotografia
ti abbaglia negli occhi, la cerchi
e non la vedi più

... e ci passa sui piedi e poi tutto
diventa un ricordo,
un lampo negli occhi, la cerchi
e non la trovi più

 

Un film, une musique

La panthère rose

La Panthère rose est le protagoniste et personnage principal d'une série de dessins animés créé par Friz Freleng en 1964 pour la Mirisch Company et distribués par United Artists.

Le rôle muet de la panthère rose lui donne, comme à un mime, une portée universelle. Elle est en général calme et flegmatique, mais parfois, elle se rappelle qu'elle est panthère et se bagarre.

Bien que le genre du mot « panthère » en français impose aux francophones de parler d'« elle » au féminin, « Pinky » est clairement un mâle.

Le personnage de la Panthère Rose est indissociable de la célèbre musique composée par Henry Mancini, qui rythme chaque épisode.

Il faut enfin savoir que la panthère rose existe dans la nature. La panthère rose est à la base une panthère blanche tachetée qui au printemps, mange des fleurs de prunus. Ces fleurs de prunus sont très riches en carotène. C’est le carotène qui va donner la couleur rose au poil. Comme les prunus ne fleurissent qu’au printemps; en été, les panthères roses redeviennent blanches. C’est ainsi qu’est née la série de la « Panthère rose ».

À l'origine, La Panthère rose est une comédie policière américaine de Blake Edwards (1963) mettant en vedette Peter Sellers et David Niven.
La « Panthère rose » y désigne un bijou, objet de l'enquête de l'inspecteur parisien Jacques Clouseau.

 

 

Hommage à Claude Chabrol

Le cinéaste Claude Chabrol est mort, dimanche matin 12 septembre, à l'âge de 80 ans.

Le réalisateur du Beau Serge, de Violette Nozière, de La Cérémonie ou encore de Merci pour le chocolat avait reçu la Caméra de la Berlinale 2009 pour l'ensemble de sa carrière.

Figure de la Nouvelle Vague avec François Truffaut et Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, amateur de polars et d'humour grinçant, adorait croquer les travers de la bourgeoisie de province, avec ses scandales étouffés sous une respectabilité de façade, n'hésitant pas à forcer le trait jusqu'à la limite de la noirceur absolue.

L'ensemble de sa carrière (plus de 80 films pour le cinéma et la télévision) a été couronnée par le Prix René Clair de l'Académie française (2005) et le Grand prix 2010 des auteurs et compositeurs dramatiques.

 

Les écrits intimes de Marilyn Monroe

C'est le livre que tout le monde attend : « Fragments » paraîtra aux Editions du Seuil le 7 octobre, et simultanément dans une dizaine de pays. Il rassemble des poèmes, des écrits intimes et des lettres - tous inédits - de Marilyn Monroe. Et il montre, de manière bouleversante, combien cette lumineuse idole des foules était désespérée, suicidaire et douée pour l'écriture.

Lire article Le Nouvel Observateur

Dès cette semaine, le «Nouvel Obs» en publie des extraits, en exclusivité. Jérôme Garcin, qui a piloté le dossier, présente ici ce livre bouleversant, lit un des textes qui s'y trouvent, et explique le choix de la photo de couverture.

Sortie dans les salles : le dernier film de Woody Allen
"Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu"

A la veille de fêter ses 75 ans Wody Allen s'empare, comme il ne l'avait plus fait depuis un moment, d'une matière qu'il connaît intimement sans se l'être jamais vraiment coltinée : le troisième âge moderne.

Ciselant les pièces d'un puzzle relativement noir où le mensonge et l'illusion apparaissent comme le plus précieux viatique pour l'existence humaine, Woody Allen laisse toutefois de la place à la douceur. Que ce soit par le happy end qu'il offre à l'histoire d'Helena, ou par la manière fort élégante qu'il a de ne refermer aucune des tragédies potentielles dans lesquelles se sont engouffrés tête baissée les autres personnages.

Critique de Télérama : Lire

http://www.telerama.fr/cinema/films/vous-allez-rencontrer-un-bel-et-sombre-inconnu,412358,critique.php

 


TCM : A LA DECOUVERTE DU GRAND CINEMA



 

 

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