Mars 2010

Vincent Van Gogh : Branche d'amandier en fleur à ST Remy de Provence

Claude Monet : "The Esterel Mountains or Antibes"

Claude Monet : "Water-Lilies"

Claude Monet : "Le Parc Monceau"

Jean-François Millet (1814 - 1875) le printemps

Camille Pissarro : Potager et arbres en fleurs Printemps, Pontoise (1877)

Henri Matisse

Edouard Manet : Le Printemps (1881)

Auguste Renoir, 1841-1919 - "Fleurs de printemps dans la serre" (1864)

Amedeo Modigliani

Frédéric Chopin par Eugène Delacroix

 

Du 8 au 21 mars 2010, sur le thème "Couleur femme"

http://www.printempsdespoetes.com

Il faut garder, garder la poésie
Savoir la prendre par la main
Il faut garder, garder la fantaisie
Quand elle croise nos chemins.

Il faut garder, garder aux amourettes
Le charme étrange de l' amour
Mais pour garder l'amour il faut, c'est bête,
Garder aussi le coeur bien lourd .

Il faut garder, garder quelques sourires
Pour se moquer des jours sans joie
Il faut garder, garder un air de dire
Je suis heureux , viens avec moi
Il faut toujours garder dans notre vie
Tous les bonheurs qui nous ont plu
Et puis enfin garder la nostalgie
Du temps qui ne reviendra plus.

Il faut toujours garder dans notre vie
Tous les bonheurs qui nous ont plu
Et puis enfin garder la poésie
Quand c'est elle que l'on aime le plus.

Charles TRENET

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Hommage à Jean FERRAT

Frédéric Mitterrand : «Nuit et brouillard, Potemkine, Camarade, Ma Môme ou encore La Montagne», c'était cela Ferrat, ce mélange d'engagement politique, de fraternité et d'amour». On n'oubliera pas Les yeux d'Elsa, et son interprétation des poèmes d'Aragon qui a marqué des générations»

Pascal Nègre, président d'Universal Music France : «Avec la disparition de Jean Ferrat, c'est un pan entier de la musique française qui disparaît. Je salue l'artiste, l'humaniste et le militant».

François Fillon : «La voix chaude, tendre et persuasive de l'auteur de ‘La Montagne' s'est tue. Sa mort est un deuil pour la chanson française et tous les artistes français, dont il était le maître incontesté. Jean Ferrat alliait à son immense talent, un engagement militant auquel il n'a jamais failli. Cette conviction fait partie de son personnage. Chanteur populaire, engagé, toujours poète, ami d'Aragon, il a vécu par et pour la culture française. Son oeuvre est désormais un classique que les Français n'oublieront pas»

Jean Ferrat chante Louis Aragon

Aimer à perdre la raison

 

Les yeux d'Elsa

 

Que sait-tu du malheur d'aimer

 


Hommage à Frédéric Chopin

Frédéric François Chopin (Fryderyk Franciszek Chopin) est un compositeur et pianiste polonais de père français, né le 1er mars 1810 à Zelazowa Wola, dans le Duché de Varsovie (actuelle Pologne), et mort le 17 octobre 1849 à Paris.

Frédéric Chopin est l'un des plus célèbres pianistes virtuoses du XIXe siècle et un grand compositeur de musique romantique.

Sa musique est encore aujourd'hui l'une des plus jouées et demeure un passage indispensable à la compréhension de la musique au piano. Il est, avec Franz Liszt, le père de la technique pianistique moderne et l'origine de toute une lignée de compositeurs : Gabriel Fauré, Ravel, Debussy, Rachmaninov, Scriabine.

Le 8 mai 1838 Chopin joue chez le marquis de Custine en présence de George Sand. Discret, spirituel, il a cette fragilité qui séduit les dames en mal d'innocence et semble à peine s'apercevoir du charme qui l'auréole.

A l'écoute de toutes les nostalgies de l'absence, la musique de Chopin est capable cependant des violences qui font dire à Schumann qu'elle " cache des canons sous les fleurs ".

«Elle avait appris dans sa jeunesse à caresser les phrases, au long col sinueux et démesuré, de Chopin, si libres, si flexibles, si tactiles, qui commencent par chercher et essayer leur place en dehors et bien loin de la direction de leur départ, bien loin du point où on avait pu espérer qu'atteindrait leur attouchement, et qui ne se jouent dans cet écart de fantaisie que pour revenir plus délibérément - d'un retour plus prémédité, avec plus de précision, comme sur un cristal qui résonnerait jusqu'à faire crier - vous frapper au coeur.»
Marcel Proust

«La musique de Chopin a réalisé ce prodige de faire de la joie profonde et intarissable avec nos pauvres larmes humaines.»
Pie XII

«Chopin propose, suppose, insinue, séduit, persuade; il n'affirme presque jamais. Et nous écoutons d'autant mieux sa pensée qu'elle se fait plus réticente.»
André Gide

Nocturne op. 9 n° 2 par Artur Rubinstein

Vidéo : (concerto pour piano n° 2)

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Une musique un film :" AMARCORD" de Federico Fellini, musique de Nino ROTA

En dialecte romagnol, « Amarcord » signifie à peu près « je me souviens » (en italien : io mi ricordo). Le film est une chronique de la vie des habitants d'un bourg dans une province d'Italie (Rimini), au fil des saisons, sous le fascisme triomphant des années 1920-30 et vue notamment à travers les yeux de Titta, un adolescent turbulent et attachant, qui pourrait bien être Fellini lui-même.

Titta, un gamin à l'œil vif, s'échappe souvent de la pétaudière familiale pour aller rôder dans les rues et découvrir le monde. Il rencontre de drôles de gens : un colporteur mythomane, un accordéoniste aveugle, une buraliste à la poitrine accueillante, une religieuse naine, etc.

La vie provinciale en ce temps-là, c'est aussi le péril montant d'une parade fasciste, le fascinant passage, au large, d'un mystérieux transatlantique, des séances de cinéma agitées. Mais tout n'est pas drôle dans cette vie: la mère de Titta meurt, mais il se consolera vite au son de l'accordéon d'une noce campagnarde.

Le fascisme ne nous saute pas aux yeux d'emblée. Les gens sont si débonnaires et si drôles. Le village prépare une fête, on s'assemble sur la place, on apporte des meubles pour le feu de joie, la fanfare joue, les hommes admirent La Gradisca, si belle dans son manteau rouge à col de fourrure noire.

Elle, elle rêve à Hollywood et à Gary Cooper devant le cinéma dont le propriétaire se fait appeler "Ronald Colman".

À l'école, les professeurs sont plus caricaturaux et ridicules les uns que les autres, avec une mention pour celui de Grec qui multiplie les grimaces à chacune de ses démonstrations de bonne prononciation. Les élèves, eux, semblent concourir à qui sera le plus cancre, visages ingrats, corps difformes.

Mais, surtout, ils passent leur vie à fantasmer sur les femmes du village et même sur leur professeur de maths. Tous les jours, même sous la pluie, ils rendent visite au "Monument de la Victoire", ange aux superbes fesses nues et rebondies. L'obsession sexuelle et la frustration qu'elle entraîne dominent toute leur vie d'adolescent.

Dans l'observation acide de la province italienne, le dîner familial et la dispute qui l'émaille reste un moment d'anthologie: La mère, Miranda, qui se met à loucher lorsqu'elle crie "Je deviens folle", avant d'annoncer "je vous tuerai tous ! je mettrai de la strychnine dans le potage !", tandis que le père, Aurelio, fait mine de vouloir se suicider en s'écartant les mâchoires des deux mains, tous deux incapables d'attirer l'attention de l'oncle ou des enfants qui, habitués à un tel "cinéma" continuent à manger, imperturbables.

Mais le ton devient plus amer à partir de la fête fasciste. Fellini tourne d'abord la manifestation en ridicule, avec les clones du Duce, le défilé au pas de course à la "bersaglieri ", les discours enflammés et convenus. Le ton devient doux-amer lorsqu'est érigé l'immense visage du Duce composé de milliers de fleurs, mais dont les yeux, énormes et fixes, font penser au Big Brother de George Orwell. Et alors que la nuit est tombée et que les réjouissances fascistes se poursuivent, un violon se fait entendre, surgi de nulle part, et égrène les notes de l'Internationale. L'émotion et la poésie se rejoignent en cet instant avant que la comédie ne tourne à l'aigre, car comme nous le montre Fellini sans avoir besoin de nous le dire, la poésie et l'émotion n'ont pas droit de cité dans l'Italie mussolinienne. Un déluge de feu sur le clocher de l'église où se cache le grammophone sacrilège, puis l'interrogatoire musclé à coups d'huile de ricin du père de Titta, viennent soudain nous rappeler à la triste réalité historique.

Amarcord est une chronique de l'Italie campagnarde et fasciste. Une chronique tantôt hilarante, tantôt amère voire inquiétante lorsque les manifestations du fascisme quotidien nous sont montrées dans toutes leurs brutalités. C'est aussi sans aucun doute le film le plus politique de Fellini, peut-être le seul. Mais, ici, le fascisme fait partie du décor, dans un village dont on nous dit que "99% des habitants sont inscrits au Parti".

Musique originale : Nino Rota

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amarcord

 


Citations:

"Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des autres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.
Marcel Proust, A la recherche du temps perdu

"Voici que vient l'été la saison violente - Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps - O soleil c'est le temps de la raison ardente"
Guillaume Apollinaire

Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris.
Syracuse (1962) (Interprété par Henri Salvador)
Bernard Dimey

"Etre aimé c'est s'incarner momentanément dans le fantasme de l'Autre. Mais comme la logique de cet amour, tout autant que l'autre lui-même, reste à jamais interdite à celui qui en devient l'objet"
Cioran

 


http://www.radioclassique.fr/

 

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