Mai 2010

"Ton devoir est de ne jamais te consumer dans le sacrifice. Ton véritable devoir est de sauver ton rêve" Amedeo Modigliani, lettre à Oscar Ghiglia

Paul Cezanne (1839-1906) : Nature morte - assiette de cerises

Van Gogh (1853-1890) : L'iris blanc, Mai 1889, Saint-Rémy de Provence

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) - "Femme à l'ombrelle dans un jardin", vers 1873-1875

Odilon Redon ( 1840-1916) : bouquet de fleurs

Sandro Botticelli (1444-1510) : portrait de Simonetta Vespucci

Tiziano Vecellio (Titien) (1488-1576) : Violante La Bella Gatta

Paul Gauguin (1848-1903) : portrait de Madeleine Bernard

Pablo Picasso ( 1881-1973) : portrait de Madame Olga Picasso

Marc Chagall (1887-1985) : portrait

 

 

 

Le Pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure


Guillaume Apollinaire
(1880 - 1918)

Serge Reggiani chante ce poème : Vidéo

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Joli, joli, joli mois de mai,
celle que j'aimais
m'abandonnne.
Elle est partie pour longtemps,
chercher ailleurs son printemps.
Joli, joli, joli mois de mai,
je n'ai désormais
plus personne.
Il faut que tu me pardonnes,
si je n'ai pas le coeur gai.

A la ville on criait,
ach'tez du muguet,
ça porte bonheur.
J'en ai pris un bouquet
mais ça n'a rien fait,
c'est tous des farceurs.
Joli, joli, joli mois de mai,
avec mon bouquet j'ai l'air drôle.
Y a même des gens qui rigolent
Joli, joli mois de mai.

Joli, joli, joli mois de mai,
même si ça me fait
quelque chose,
il faut que je soie content,
c'est la fête du printemps.
Joli, joli, joli mois de mai,
c'est ton premier jour,
ça s'arrose.
Je veux voir la vie en rose,
joli, joli mois de mai.

Arrosons le muguet,
je veux être gai
et vaille que vaille.
J'ai l'droit d'être pompette,
si c'est pas ma fête,
c'est celle du travail.
Joli, joli, joli mois de mai,
ô toi qui connait
tant de chose,
toi qui fait naître les roses,
fais qu'elle revienne vers moi
joli, joli, joli mois
joli, joli, mois de mai,
joli, joli, joli mai.

Une de perdue, dix de retrouvées
heureusement que vient l'été
avec ses plages ensoleillées
et toutes ces formes dénudées
Douces courbures, belles cambrures,
la femme en joue sans un' rature.

Bourvil


Extraits et citations

"Moi, fonctionnaire de la vie, je touche mon salaire et de jour et de nuit ; l'heure me paie, les années me ruinent et déjà me remercient."
Jacques Prévert

"On hypothèque la douleur, on essaie de ne pas être celui que l'on est, en l'honneur de la divinité qui nous a crées tels que nous sommes ; ardents et incertains, nous avançons dans les ténèbres, nous élevons des architectures de pierres, de sons, de mots, nous produisons la vie qui nous échappe, nous créons dans la mesure même où la foi fait défaut, et c'est construire l'hinabitable demeure du présent "

"Oui, au fond, le temps change toute chose en nous, sauf une....cet être de fiction, cette image de nous même que nous portons en nous, sur laquelle le temps qui ronge, corrode, rapetisse, diminue, défait, effiloche jusqu'à la trame des songes, n'a pas de prise. Il arrive que nous nous comportions en accord avec cette image qui ne change pas, nous qui, au cours de la vie, n'avons pas cessé de changer. Il se produit alors un déséquilibre, nous oublions les miroirs et que le temps se faufile partout. Nous devenons ridicules aux yeux du monde ; mais nous avons notre richesse, ce trésor, ce peu d'or qui tient cent fois dans le creux de la main, si chaud cependant quand tout devient froid et aveugle ; l'être virtuel, celui qui d'habitude reste enfoui, l'être éveillé à qui on a imposé le cauchemar de ce monde. Et il passe dans la voix, il y vit, il y persiste ; quelqu'un parfois l'entend".
Hector BIANCIOTTI, "Sans la miséricorde du Christ"

"La lecture est création dirigée" Jean-Paul Sartre

"Les mots sont des symboles qui postulent une mémoire partagée" Louis Borgès

"Que l'homme n'aime rien et il sera invulnérable" Tchouang-tseu

"Le besoin du Kitsch : est le besoin de se regarder dans le miroir du mensonge embellissant et de s'y reconnaître avec une satisfaction émue" Milan Kundera

«L'homme n'est pas la négation de l'enfant, mais son développement, et malheur à qui veut barrer ce qu'il fut !» Louis Aragon

«O tout ce que je ne dis pas Ce que je ne dis à personne Le malheur c'est que cela sonne Et cogne obstinément en moi.» Louis Aragon - Le fou d’Elsa

 


Une musique un film :"Parle avec elle" Pedro Almodovar (2002)

Musique : Alberto Iglesias

« Cucurrucucú Paloma » interprétée par Caetano Veloso

Benigno aime Alicia, Marco aime Lydia. Pendant qu'elles sont dans le coma, ils leur parlent.

Almodovar peut évoquer la mort, la solitude, lorgner presque vers la nécrophilie sans jamais donner dans le larmoyant, le pathos ou le vulgaire. Grâce à un amour certain de ses personnages (une torera forte et vulnérable, une jeune danseuse, un infirmier amoureux et un journaliste résigné), par ailleurs tous formidablement interprétés. Mais également grâce au côté aérien du film.

Parle avec elle est une déclaration d’amour aux femmes, véritables objets de fascination pour Almodovar. Pourtant, ce sont les hommes dans ce film qui sont au devant de la scène: deux hommes amoureux de deux femmes, chacune dans le coma. Deux hommes présents, deux femmes absentes, un même lieu: l’hôpital... P

Pour Almodovar, il n’en faut pas plus. Avec ces quelques personnages, il va de nouveau user de sa veine romanesque pour transcender cette histoire de communion entre les vivants et les morts. La situation des deux hommes est la même mais un élément important les sépare: Begnino ne cesse de parler à Alicia, lui racontant ce qu’il fait, les films qu’il a vu la veille tandis que Marco ne parvient à le faire et trouve même stupide de parler à quelqu’un qui ne vous entend peut-être pas.

Sombre et bouleversant, Parle avec elle est le chef-d’oeuvre d’un cinéaste qui à l’instar de Lynch ou de Kitano demeure l’un des grands maîtres du cinéma contemporain

Critique du film

Vidéo


Local : le cinéma dans mon coin. Je choisis mon spectacle « dans l’coin » pour que Local me propose les films en salle dans ma ville et ses alentours. Ainsi que les spectacles dans ma ville.

http://www.local.fr/cinema/?gclid=CN-6v5bzvaECFR6Z2Aod1CzyDw

Spectacles à Nice : Roberto Alagna, l'immense ténor sera en concert « biographique ». Il chante ses origines siciliennes, les grands airs populaires siciliens'.. au Palais Nikaia à Nice le lundi 10 mai 2010

vidéo


Découvrez Arte live



http://www.radioclassique.fr/

 

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