Juin 2010

Le 31 mai dernier nous avons célébré la fête des Mères.

" Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné […] Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages […] Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer"

Romain Gary

 

Gustave Klimt (1862-1918)

Mary CASSATT - 1845-1926 - "Mère allaitant son enfant" - Chicago, The Art Institute

Millet Jean-François - 1814-1875

Berthe Morisot, 1872

Pablo Picasso (Malaga 1881-Mougins 1973)

Pablo Picasso - La maternité -

Amedeo Modigliani, Gypsy Woman with Baby

Louis Toffoli (Trieste 1907 - Paris 1999)

Auguste Renoir (Limoges 1841-Cagnes/sur/Mer 1919)

Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682)

Andrea Mantegna (Isola di Carturo 1431- Padoue 1506)

Liberale di Verona, Vierge à l’Enfant (1470)

 

 

Le temps passé

Dans les comptes d'apothicaire
Vingt ans, c'est un' somm' de bonheur
Mes vingt ans sont morts à la guerre
De l'autr' côté du champ d'honneur
Si j'connus un temps de chien, certes
C'est bien le temps de mes vingt ans
Cependant, je pleure sa perte
Il est mort, c'était le bon temps

Il est toujours joli, le temps passé
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types

Dans ta petit' mémoire de lièvre
Bécassine, il t'est souvenu
De notre amour du coin des lèvres
Amour nul et non avenu
Amour d'un sou qui n'allait, certes
Guèr' plus loin que le bout d'son lit
Cependant, nous pleurons sa perte
Il est mort, il est embelli

Il est toujours joli, le temps passé
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types

J'ai mis ma tenue la plus sombre
Et mon masque d'enterrement
Pour conduire au royaum' des ombres
Un paquet de vieux ossements
La terr' n'a jamais produit, certes
De canaille plus consommée
Cependant, nous pleurons sa perte
Elle est morte, elle est embaumée

Il est toujours joli, le temps passé
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types

Georges Brassens

 

"Giants of jazz play Brassens" est une compilation de chansons de Georges Brassens enregistrée en 1979 par des musiciens de jazz : Eddie Davis, Harry Edison, Joe Newman, Cat Anderson, Doroty Donegan, Moustache.

L'album est essentiellement instrumental. Brassens y chante une chanson (Élégie à un rat de cave) et un refrain (Le temps passé) et joue de la guitare dans chaque titre.

Vous pouvez écouter l'intégralité de cette compilation (1h11m) ou des extraits sur www.musicme.com

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George Gray

I have studied many times
 
The marble which was chiseled for me—
 
A boat with a furled sail at rest in a harbor.
 
In truth it pictures not my destination
 
But my life.

For love was offered me and I shrank from its disillusionment;
 
Sorrow knocked at my door, but I was afraid;
 
Ambition called to me, but I dreaded the chances.

Yet all the while I hungered for meaning in my life.
 
And now I know that we must lift the sail
 
And catch the winds of destiny
 
Wherever they drive the boat.

To put meaning in one’s life may end in madness,
 
But life without meaning is the torture
 
Of restlessness and vague desire—
 
It is a boat longing for the sea and yet afraid.

Edgar Lee Masters, Spoon River

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Ecoutez la chanson bien douce

Ecoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire.
Elle est discrète, elle est légère :
Un frisson d'eau sur de la mousse !

La voix vous fut connue (et chère !),
Mais à présent elle est voilée
Comme une veuve désolée,
Pourtant comme elle encore fière,

Et dans les longs plis de son voile
Qui palpite aux brises d'automne,
Cache et montre au coeur qui s'étonne
La vérité comme une étoile.

Elle dit, la voix reconnue,
Que la bonté c'est notre vie,
Que de la haine et de l'envie
Rien ne reste, la mort venue.

Elle parle aussi de la gloire
D'être simple sans plus attendre,
Et de noces d'or et du tendre
Bonheur d'une paix sans victoire.

Accueillez la voix qui persiste
Dans son naïf épithalame.
Allez, rien n'est meilleur à l'âme
Que de faire une âme moins triste !

Elle est en peine et de passage,
L'âme qui souffre sans colère,
Et comme sa morale est claire !...
Écoutez la chanson bien sage.

Paul VERLAINE


Citations - Extraits

"Toute destinée, pour longue et compliquée qu'elle soit, comprend en réalité un seul moment : celui où l'homme sait à jamais qui il est "Louis Borgès

"Nos commencements comptent, cela s'entend, mais nous ne faisons le pas définitif vers nous-mêmes que lorsque nous n'avons plus d'origine et que nous offrons tout aussi peu de matière à une biographie que Dieu ...." Cioran

"Ecrire c'est se défaire de ses remord, et de ses rancunes, c'est vomir ses secrets. L'écrivain est un détraqué qui use de ces fictions que sont les mots pour se guérir....[...]. L'expression vous diminue, vous appauvrit, vous décharge du poid de vous-mêmes, l'expression est perte de substance et libération. Elle vous vide donc elle vous sauve, elle vous diminue d'un trop plein encombrant" Cioran

"Nous vivons bien à l'aise, chacun dans son absurdité, comme poissons dans l'eau, et nous ne percevons jamais que par un accident tout ce que contient de stupidité l'existence d'une personne raisonnable " Paul Valery - Monsieur Teste

" On se défait d'une névrose, on ne se guérit pas de soi. Usés, effacés, humiliés, tous les traits de l'enfant sont restés chez le quinquagénaire. La plupart du temps ils s'aplatissent dans l'ombre, ils guettent : au premier instant d'inattention, ils relevent la tête et pénètrent dans le plein jour sous un déguisement" Jean-Paul Sartre

 


Madeleines Musicales

 

Passion Callas

 

 

 


Programmation de conférences par la direction du patrimoine historique dans le cadre de la célébration du 150e anniversaire de l’Union du Comté de Nice à la France.

Le 14 juin 2010 marquera les 150 ans de l’Union du Comté de Nice à la France. Ce processus, 86% des Niçois l’avaient approuvé lors du plébiscite organisé les 15 et 16 avril 1860, exprimant ainsi une volonté forte de s’associer à une autre nation dans une même communauté de destin.

http://www.ville-nice.fr/Culture/Actualites/Celebration-du-150e-anniversaire-de-l-Union-du-Comte-de-Nice-a-la-France


la Fête de la Musique, 29ème édition.

« Musique au féminin »

De la muse inspiratrice jusqu’aux héroïnes du répertoire lyrique et à leurs mythiques interprètes, sans oublier les grandes voix du jazz, les rockeuses et la jeune génération de la chanson française, mais aussi la nourrice et ses berceuses, le personnage de la chanteuse réaliste ou de la chanteuse des rues et leur répertoire entré au patrimoine… la « musique au féminin » suggère d’emblée une infinité de variations mais évoque aussi le chemin parcouru pour que les femmes, souvent « interdites » de musique, aient pu y conquérir leur place. Qu’elles soient compositeurs, chefs d’orchestre, instrumentistes ou DJ, beaucoup d’entre elles, par leur talent et leur volonté, peuvent en témoigner aujourd’hui.

C’est leur créativité, leurs combats, la vérité profonde de leurs répertoires qui seront mis à l’honneur le lundi 21 juin 2010.

Programme et quiz : http://www.fetedelamusique.culture.fr/site-2010/


Découvrez Arte live



http://www.radioclassique.fr/

 

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