AGECOTEL et l’A.P.A.C.E.M

 

Présentent Monsieur Philippe DESBROSSES

 

 

 

Agriculteur, docteur en Sciences de l’Environnement,

Expert auprès de l’Union Européenne,

Chargé de Mission au Ministère de l’Agriculture pour le programme national de développement de l’Agriculture Biologique,

Auteur de nombreux ouvrages,

 

 


 

L’AVENIR de l’AGRICULTURE face aux enjeux alimentaires et environnementaux du 21ème siècle.

 

La Méditerranée, berceau de sociétés prospères, haut-lieu de cultures millénaires et de civilisations agraires, se distingue toujours aujourd’hui par la diversité de ses productions, et le raffinement de sa gastronomie…

 

Malgré le rouleau compresseur de l’uniformisation, de la standardisation et du nivellement des moeurs, il y a une résistance de bon aloi à la disparition des traditions et du bien vivre qui ont fait la réputation de ses rivages ensoleillés. (exemple récent de résistance, Slow Food)

Dans ce contexte, l’Agri-Culture est une activité de base. Elle doit répondre au plus fondamental de tous les besoins :

 

L’alimentation des populations dans des conditions de sécurité, de salubrité et de bien-être, définis par les coutumes et les règles sanitaires.

 

Parallèlement elle a pour vocation d’assurer la préservation des ressources et des paysages et l’équilibre des écosystèmes dans des campagnes vivantes.

 

Cependant, cette vocation est menacée par la généralisation des pratiques agricoles intensives (monocultures, engrais chimiques, pesticides, et toute la kyrielle d’additifs de l’industrie alimentaire : conservateurs, colorants, exhausteurs de goût, agents de texture et de sapidité, etc.…etc.…

C’est en réaction à tous ces excès contre nature, qu’est apparue « l’Agriculture Biologique »

 

Elle est devenue un phénomène de société dont l’ampleur s’est accrue au rythme des scandales qui ont touché le secteur agro-alimentaire ces dernières années.

 

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu risques » est la sentence d’un système de production devenu incontrôlable où vaches folles, dioxine, hormones, listéria, nitrates, pesticides, O.G.M. provoquent une vague d’inquiétude légitime parmi les populations.

 

Il n’est pas étonnant dans ce contexte qu’une prise de conscience se manifeste en faveur d’un modèle alimentaire qui rappelle que « La santé de l’Homme est le reflet de la santé de la Terre… » Comme l’énonçait déjà un Méditerranéen, Héraclite d’Ephèse en 450 avant J. C.

 

Les produits issus de l’agriculture Biologique représentent aux yeux d’un nombre, de plus en plus grand de consommateurs, des aliments plus naturels, donc meilleurs pour l’environnement et pour la santé de ceux qui vivent dans cet environnement.

 

Le terme « Agriculture Biologique » est associé dans l’esprit du consommateur à une meilleure sécurité alimentaire en raison de la réglementation spécifique, plus stricte et aux nombreux contrôles dont elle est l’objet.

L’agriculture met en œuvre une alchimie de la transsubstantiation que prolonge l’acte du Cuisinier par la mise en scène et la préparation finale des aliments. Qu’est-ce d’autre en effet que le pain et le vin, sinon de l’énergie solaire cristallisée.

 

Ces prises de conscience récentes sur la relation étroite entre « Agriculture-Environnement-Alimentation-Santé » ne doivent pas nous faire oublier que depuis la nuit des temps, nos choix et nos comportements alimentaires sont fortement guidés par la dimension symbolique, imaginaire, magique…que nous attribuons à nos aliments et cette perspective est essentiellement l’objet de l’art culinaire.